Publié dans : Actualités

Il n’est pas nécessaire d’être expert, il suffit de se déplacer en Ile de France pour constater que les problèmes de transport sont préoccupants et ne vont qu’en s'aggravant.
Les causes de cette situation sont multiples.
Les lieux de consommation s’éloignent des lieux de production, les lieux de travail des lieux d’habitation. Cela conduit à un accroissement rapide des besoins de transports matériels et humains.
 
La situation actuelle risque d’empirer. En effet, le SDRIF (Schéma Directeur de la Région Ile de France) prévoit le renforcement des pôles les plus proches (Courtaboeuf, Massy, Vélizy, Orly-Seine amont) et l’Etat a décidé la création d’une OIN (Opération d’Intérêt National) sur le plateau de Saclay.
Il prévoit également le développement de pôles secondaires ou de rayonnement intermédiaire du Sud-ouest francilien : Etampes, Rambouillet, Dourdan et, dans une moindre mesure Ablis, Saint Arnoult et le site multimodale d’Orsonville.
 
Ces développements nécessiteront la création de nouvelles infrastructures de transport non prévues dans le SDRIF.
Or, l’autoroute A10-A11 est une infrastructure de transport déjà existante et qui répond à ces besoins. Mais son utilisation actuelle est limitée en raison de la non gratuité du tronçon francilien.
 
La suppression du péage sur le tronçon francilien de l’autoroute A10-A11 permet de :
 
        Améliorer la sécurité routière :
-        la sécurité routière sur autoroutes est bien meilleure que sur des voies étroites à double sens ;
-        pour réduire le taux d’accidents sur le réseau secondaire qui, par son caractère rural et accidenté, est inadapté au trafic actuel ;
-        pour réduire le trafic automobile et poids lourds dans la traversée des localités (les heures de pointe de ce trafic sont les mêmes que les horaires scolaires).
 
        Préserver un environnement menacé :
-        le trafic sur le réseau secondaire provoque des pollutions et des nuisances sonores et olfactives que subissent les populations riveraines ;
-        le trafic sur le réseau secondaire impose de multiples aménagements sur la voirie locale aux effets déplorables pour l’environnement (re-calibrage des voiries, déviations, etc.) ;
-        l’utilisation du réseau secondaire accroît les distances moyennes parcourues ainsi que la durée des trajets ;
-        le réseau secondaire traverse souvent des espaces naturels sensibles et protégés tel que le PNR de la Haute vallée de Chevreuse.
 
        Soulager les finances locales et favoriser le développement des transports collectifs :
-        les effets directs du péage coûtent très cher aux collectivités locales ; modifications permanentes de la voirie secondaire, construction et entretien de déviations, redevances au concessionnaire pour les transports collectifs empruntant l’autoroute, sans compter les 8 M€ annuellement laissés par les franciliens aux caisses des péages pour leurs trajets domicile/travail ;
-        cette hémorragie financière serait beaucoup mieux utilisée pour densifier l’offre de transports collectifs.
 
        Optimiser les liaisons entre l’Ile de France et le bassin parisien :
-        en l’état actuel, le péage ne permet pas à l’A10-A11 de jouer pleinement son rôle d’axe pénétrant majeur pour les échanges entre le bassin parisien et le centre de l’agglomération ;
-        l’A10 doit avoir un effet attractif canalisant les flux à l’entrée en Ile de France, or, du fait du péage, une partie des flux routiers et autoroutiers se déverse sur l’ensemble du réseau secondaire.
 
        Garantir l’égalité territoriale :
-        cette infrastructure autoroutière est à péage à 23 km de Paris alors que les autres autoroutes franciliennes le sont à la sortie de la région Ile de France ;
-        pour les franciliens, elle est utilisée essentiellement dans le cadre des trajets quotidiens domicile/travail (le coût par usager s’élève en moyenne à 500 €/an au péage de Longvilliers, plus du double aux péages d’Ablis et d’Allainville) ;
-        les usagers prenant l’autoroute à Longvilliers vers la province payent le prix depuis Les Ulis et non depuis St Arnoult. Il en va de même lorsque, revenant de province, ils prennent la sortie « Dourdan/Limours ». Ces usagers payent donc pour un service qui ne leur est pas rendu !
 
 
Améliorer la sécurité routière, préserver un environnement menacé, soulager les finances locales, favoriser le développement des transports collectifs, optimiser les liaisons entre l’Ile de France et le bassin parisien et garantir l’égalité territoriale sont des objectifs majeurs qui s’inscrivent parfaitement dans une logique de développement durable.  
La mobilisation de tous est nécessaire pour les atteindre.
 
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